Voilà ce que je me disais avant de lancer Medalist : un anime de sport sur glace, ce n’est pas pour moi. Cependant, en lançant par curiosité le premier épisode, je me suis surpris à engloutir la série d’une traite.
En effet, je pensais regarder quelque chose basé uniquement sur le patinage. Je me suis trompé ! C’est surtout un anime sur la hargne, celle d’évoluer, de se relever quand on part de rien, et de porter quelqu’un plus haut que soi.
Deux saisons durant, j’ai été tenu par le col. De plus, avec un film annoncé pour 2027, autant te dire qu’on n’en a pas fini. Alors installe-toi, on va parler de ce petit bijou.

• Titre : Medalist
• Disponibilité : Disney+
• Nombre d’épisodes : Saison 1 – 13 épisodes ; Saison 2 – 9 épisodes
• Suite prévue : film 2027
• Catégorie : Sport – patinage artistique – drame
Saison 1 : une gamine, des asticots, et une passion qui crève l’écran
Tout commence avec Inori Yuitsuka, 11 ans. C’est une gosse mise à l’écart à l’école, en galère avec ses notes, et qui n’a qu’un seul refuge : la glace. Le hic ? Sa mère, Nozomi, lui interdit le patinage. Ça se comprend : elle a été traumatisée de voir le rêve de Mika, son aînée, se briser à cause d’une blessure en pleine compétition. Alors, Inori patine en douce.

Comment elle se paie ses heures de glace, cette petite ? L’anime te cueille directement avec un détail génial : elle récolte des asticots qu’elle apporte au vieux réceptionniste de la patinoire, Sekoma, en échange d’une entrée gratuite.
Officiellement, c’est pour nourrir ses oiseaux. Sauf que, et c’est là que ça devient beau, c’est un pieux mensonge. Sekoma n’a que faire des asticots : il paie l’entrée d’Inori de sa propre poche, et invente ce marché pour la laisser patiner sans jamais blesser sa fierté. Dès la première scène, quelqu’un croit en elle ; on ressent que l’anime veut nous montrer des relations saines, touchantes et attachantes.
Puis débarque Tsukasa Akeuraji, 26 ans, ancien danseur sur glace au rêve fané, qui cherche un boulot. Il chope Inori en train de resquiller, la poursuit (elle est rapide, la bougresse). Quand elle finit par être rattrapée, elle sort un énorme sac d’asticots pour se justifier… Il manque de tourner de l’œil : le bonhomme a une phobie des vers. En fouillant, il tombe sur son cahier de notes griffonné : cette gamine s’auto-forme au patinage, seule, avec une passion dévorante. Ça le remue.
La suite, c’est la bascule. Face à la mère réticente, Tsukasa insiste pour voir Inori patiner. Sur la glace, la petite timide s’illumine. Lui qui a démarré tard, lui qui connaît la douleur de courir après un rêve trop grand, il se reconnaît en elle. Alors il lâche la phrase qui lance tout : il sera son coach, et il fera d’elle une médaillée.



Une évolution sur une seule année
À partir de là, en un an, Inori explose tous les plafonds.
Cette gamine qui ne savait même pas sauter grimpe les niveaux à une vitesse hallucinante, jusqu’à décrocher l’or au Chubu Block. Une seule obsession la porte : rattraper Hikaru Kamisaki, la prodige de sa génération, au point qu’on parle carrément de « génération Kamisaki ». Ce qui rend cette rivalité si belle, c’est qu’elle est saine. Hikaru n’écrase pas Inori de haut : elle l’encourage, patine avec elle en lui tenant la main quand Inori doute de son niveau. Elle lui promet de l’attendre pour qu’un jour elles se défient d’égale à égale. Une amie qui devient une rivale, c’est un moteur plutôt qu’un mur.


Le coach entre dans la lumière
Si la première partie du récit est celle d’Inori, la suite, c’est celle de Tsukasa. De la fin de la saison 1 au cœur de la saison 2, on comprend enfin qui il est vraiment, et son plus beau choix finit par se révéler.
Ça passe d’abord par les petits moments, ceux qui ne paient pas de mine mais qui te restent. Le mien ? La nuit en voiture. Tsukasa et Inori roulent dans le noir vers un entraînement spécial, et là, tout se dit sans grand discours. Inori, surexcitée, parle sans s’arrêter. Elle se dévoile, incapable de trouver le sommeil tant l’idée de dormir loin de chez elle l’électrise, une vraie môme, quoi.
Tsukasa, tranquille, lui affirme qu’il sera là pour elle, quoi qu’il arrive. Puis, avec sa candeur désarmante, Inori lui lâche qu’il est « sûrement né avec un corps chaud pour pouvoir patiner plus longtemps sur la glace ». Toute la beauté de la scène tient dans cette petite phrase. Sans le vouloir, la gamine admire et répare cet homme qui a cessé de croire en lui. La transmission marche dans les deux sens : il la porte, mais elle le relève aussi.
Cette complicité paisible entre un coach et son élève, cette confiance qui se noue dans l’habitacle d’une bagnole en pleine nuit… franchement, ça fait mouche. Chez lui comme chez nous. C’est ce genre de scène, loin de tout, qui nous montre à quel point c’est un récit autour de l’humain, ses forces et ses faiblesses, ses doutes, mais également la chaleur qu’on peut apporter, quel que soit l’âge.





Ensuite vient la grande révélation : ce coach cache un talent monstrueux.
Ça éclate dès la fin de la saison 1, au camp d’entraînement. Tsukasa décide de patiner le programme du jeune Rioh, un gamin arrogant, buté, qui méprisait ouvertement ses compétences. De plus, c’est juste avant le saut, pendant la séquence de pas qu’il comprend que toute la chorégraphie a été pensée pour ce saut précis. Autrement dit, il ne fait pas qu’exécuter le programme de Rioh, il le décortique de l’intérieur, mieux que celui à qui il appartient. Ce détail-là, c’est ce qui convaincra Rioh du talent de Tsukasa, transformant l’arrogance qu’il a envers elle en admiration.

La scène qui démontre tout
Puis arrive LE sommet, face à Jun Yodaka. Véritable légende olympique, c’est ce mec hautain qui avait piétiné le rêve d’Inori en jurant qu’elle ne rattraperait jamais Hikaru. Dans la saison 2, Jun met Tsukasa au défi de réaliser un salto arrière, une figure qu’on ne voit même plus en compétition. Tsukasa la réussit du premier coup. La légende le filme et lui balance : « Retourne briller, tu es une rareté, tu gâches ton talent dans l’ombre. » La reconnaissance ultime, venue de l’homme le plus imbuvable du milieu.
La réponse de Tsukasa, c’est tout Medalist en une réplique. Il remercie… et il refuse. C’est lié à une promesse qu’il a faite : tout donner pour le rêve d’Inori. Il pourrait briller lui-même, retourner sous les projecteurs, mais il choisit de la faire briller, elle.


Techniquement, on n’est pas en reste
Impossible de clôturer sans saluer la forme. Les séquences sur glace sont chorégraphiées par Akiko Suzuki, une ancienne championne olympique, et ça se sent : chaque prestation respire le vrai patinage plutôt que l’esbroufe. Ajoute la musique de Yuki Hayashi (oui, celui de My Hero Academia), et certains passages décollent complètement. C’est dans les moments où Inori et ses amies / rivales sont en compétition qu’on se surprend à être scotché aux scènes.
On est sur un coup de cœur, tu en doutais ?

Medalist fait partie de ces anime qui convertissent même les allergiques au sport. Ici, le patinage n’est qu’un prétexte pour raconter autre chose : la reconstruction, la transmission, et cette hargne partagée entre une gamine qui veut tout et un homme qui avait renoncé à tout.
Au fond, ce que ça raconte, c’est ce qu’on est prêt à donner pour porter quelqu’un vers le sommet. Avec un film prévu pour janvier 2027, cette histoire est loin d’avoir fini de nous cueillir. Si tu ne l’as pas encore lancé, tu sais ce qu’il te reste à faire.
Si tu souhaites découvrir un autre anime qui peut te scotcher aussi, enchaîne sur Sparks of Tomorrow.
