Il y a des séries qu’on ne lâche pas, même quand elles nous retournent l’estomac. Pumpkin Night, c’est exactement ça. Le slasher horrifique de Masaya Hokazono (scénario) et Seima Taniguchi (dessin), édité chez Mangetsu, revient pour un tome 10 qui ne fait toujours aucune concession. Du gore, du sang, des phrases qui clashent… Accroche-toi.
Attention, la série n’est pas pour tout public. Les scènes décrivent des scènes gores, trash et du sang en abondance. Âmes sensibles s’abstenir.
Je remercie notre partenaire pour nous avoir fourni une version physique afin de continuer de chroniquer cette œuvre.

- Titre : Pumpkin Night
- Auteur : Masaya Hokazono
- Éditeur : Mangetsu
- Nombre de tomes : 10 (en pause)
- Catégorie : Drame – Horreur – Mature – Mystère – Psychologique – School Life – Thriller – Tragique
Naoko Kirino, élève martyrisée par ses compagnons de classe, est envoyée dans un hôpital psychiatrique suite à une brimade qui a tourné au drame et lui a laissé des séquelles irréversibles. Un jour, elle tue ses médecins et s’évade dans un seul but : faire connaître l’enfer à ses bourreaux. Sous son masque de citrouille, elle va repousser les limites de la cruauté et se délecter de la souffrance de ses victimes sans épargner tous ceux qui se mettraient sur son chemin.
Rappel : c’est quoi, Pumpkin Night ?
Pour celles et ceux qui débarquent, plantons le décor sans trop en dévoiler. Naoko Kirino, lycéenne harcelée jusqu’au drame puis internée, ressort de l’hôpital avec une seule idée : la vengeance. Masque de citrouille sur le visage, elle taille sa route dans un déluge d’hémoglobine. Bourreaux, témoins gênants, personne n’est vraiment à l’abri.
C’est là que le titre prend tout son sens : sous le gore assumé, Pumpkin Night parle en creux d’un sujet bien réel, les ravages du harcèlement scolaire. Le sang gicle, mais le propos, lui, tape juste. Ce qui rend Naoko si dérangeante, c’est qu’on comprend ce qui l’a brisée, et c’est peut-être le plus glaçant.
Là où le manga devient malin, c’est qu’il refuse de s’arrêter à une simple traque. Le premier arc se referme sur une image marquante qui rebat les cartes, je reste volontairement vague pour ne pas spoiler le cliffhanger du tome 4. Le second élargit le champ : la vengeance n’est plus à sens unique. Les Kuroki, cible de Naoko, deviennent à leur tour des acteurs de l’histoire. Le récit glisse peu à peu du huis clos scolaire vers quelque chose de plus large, de plus fou, assumant franchement ses influences de slasher à l’américaine.
La clôture de tout un acte
Ce tome 10 vient refermer le deuxième acte de la série, et il ne fait pas dans la dentelle. Acculés par la puissance militaire écrasante de la société Farms, Naoko et ses alliés enchaînent les sacrifices. La situation la poussera jusqu’à un point de rupture, qui mène au réveil de Pumpking.
L’héroïne, elle, n’a jamais été aussi fragilisée : sous les bombardements, on la découvre terrifiée, tétanisée, incapable de réagir. On est tout à l’opposé de la tueuse implacable des débuts. C’est un volume qui pousse Naoko dans ses derniers retranchements, entre combats, désespoir et émotion à vif, sans jamais lâcher sur le gore qui a fait la réputation du titre. Nous constatons que la jeune femme souhaite, malgré tout, être en paix et vivre avec celle qu’elle chérie.
Un point important à savoir avant de te lancer. Ce dernier volume est paru en 2024 au Japon, et la série est en pause depuis, notamment en raison de problèmes de santé du scénariste, Masaya Hokazono. Concrètement, ce volume est donc, pour l’instant, le dernier disponible : si tu accroches, tu risques de rester sur ta faim en attendant la suite. On en profite pour souhaiter à l’auteur de se rétablir au mieux : on attendra le temps qu’il faudra.



Mon verdict

Fan depuis le début de la série, j’avais découvert le titre à Halloween, un de mes magasins me l’avait conseillé. De plus, le tome 10 termine magistralement bien l’acte 2. J’espère une suite très prochainement.
Comme annoncé plus tôt, Pumpkin Night n’est pas fait pour tout le monde. C’est cru, violent, c’est un slasher qui assume à 100 %.
Cependant, si tu as le cœur bien accroché et que le mélange horreur-vengeance-critique sociale te parle, la demoiselle à la citrouille n’a pas fini de te hanter.
Envie de passer sur du plus calme ? Je te propose de suivre l’anime Medalist. C’est adorable, je te le promets.

Un résumé franc et sincère merci pour cette analyse 👍
faut que je les contiinue vais vite les lire puis lire celui la ^^