Kotales - The Marshal King

The Marshal King – Tome 1 : Des armes, partout, et des fous du bus

Bienvenue dans le Western steampunk

Mais qui m’a ramené des tarés pareils ?! Il y en a un, là, avec ses bras en or, et l’autre avec son cercueil… C’est The Marshal King, le nouveau bébé de l’auteur de Dr Stone, et l’on va parler du premier tome. 

Je remercie notre partenaire de nous avoir permis l’accès aux deux premiers tomes de la série.

The Marshal King - Première de couverture du tome 1
  • Titre : The Marshal King
  • Auteur : Boichi
  • Éditeur : Doki Doki
  • Nombre de tomes : 2 (en cours)
  • Catégorie : shônen, western, steampunk 

Le western sublimement revisité par Boichi !

Dans une ère de désolation où les desperados sèment le chaos, un homme traverse seul le désert, traînant derrière lui le cercueil de M. Godspeed, l’invincible hors-la-loi. Son nom est Jim Godspeed, le fils de « M ».

Venu offrir la dépouille de son père, qu’il aurait lui-même tué, Jim proclame qu’il veut devenir marshal ! Mais que renferme le cœur de ce fils de bandit notoire ? La justice ou bien… Le mal ?

Ne manquez surtout pas cette nouvelle aventure spectaculaire, mêlant steampunk et western, et magistralement dessinée par Boichi !

Synopsis depuis le site de l’éditeur

Excalibur, c’est un flingue avec le manche d’un katana. Mais non, je ne suis pas folle !!!

Boichi est un mangaka très reconnu, avec plus de vingt années de carrière. Vous connaissez peut-être : 

  • Sun-Ken Rock (25 tomes)
  • Origin (10 tomes)
  • Dr Stone (25 tomes)
Illustration des ruines dans The Marshal King

Certaines illustrations de Dr Stone ont fait le tour d’internet pour la représentation du gigantisme et de la ruine. Son humour a beaucoup plu, aussi.

Dans The Marshal King, on garde l’esprit apocalyptique et on le transpose à un univers western (pensez flingues) et steampunk (des tuyaux et des ruines). 

L’Académie des Marshals est le fruit de deux civilisations bien différentes. Son aspect retranscrit son histoire, je vous laisse la surprise.

J’adore l’opposition visuelle entre les humains et les décors. Pour les premiers, le trait est saccadé et rappelle le travail au fusain.

Plus le personnage est perturbé et agité, plus cet effet est marqué.

À l’inverse, l’auteur a pris un malin plaisir à détailler au maximum les armes et machines de son univers. Le trait est net, mécanique. 

Jim, avez-vous des problèmes relationnels avec votre papa ? 

A cette époque chaotique qui est la nôtre, se prendre une balle fait partie des choses qui arrivent.

Mira Black

C’est la foire aux demeurés de la gâchette ! Quand ça ne se tire pas dessus, ça négocie l’ordre de passage des duels pour mieux se flinguer. Notre protagoniste n’échappe pas à la règle. Jim Godspeed est le fils du plus grand bandit de la région… et pas le plus sain d’esprit. Ses motivations sont étranges : il affiche de grandes valeurs, mais on ne nous dit pas tout à son propos. 

Tu ne seras peut-être pas convaincu par son régime : eau, sauce soja, et quelques souris capturées avec son caca. Tout de même, une chose est sûre : il est diablement fort. C’est le genre de gars qui peut te refaire le portrait, à poil avec une porte de cercueil en forme de croix. Tu ne me crois pas ? 

À la fin du premier chapitre, il gagne son droit d’entrée à l’académie qui peut lui offrir le titre de Marshal. Peut-être même deviendra-t-il The Marshal King. Toutefois, son nom inspire la méfiance et l’animosité de plusieurs camarades. Le poids d’un nom, le poids d’un rêve… Lequel est le plus difficile à porter ? 

Essaie de ne pas repartir les pieds devant le premier jour !

Un gardien de l’Académie des Marshals

Ses camarades les plus intéressantes à mon goût sont les deux présentes sur la couverture du premier tome. Les balles de Mira Black (en haut à droite) sont pratiques pour les combats de zone. Agera Dutch (en bas) a des capacités d’observation qui nous permettent de suivre l’action et d’en percevoir tout le sel. 

Le western spaghetti-steampunk a de beaux jours devant lui

Le tome 2 vient tout juste de sortir, et le tome 3 est prévu pour le 4 novembre 2026. Les parutions françaises sont au même rythme que les publications japonaises, un vrai bonheur. 

Je retrouve effectivement les codes des westerns européens : les angles de vue à la perspective exagérée, des plans très serrés sur les yeux, et des répliques percutantes. Les tirs sont bien plus rapides que pourraient le permettre la physique de monde terrien, et une arme à un coup entre les bonnes mains gagne sur une automatique. 

Le secret, c’est de tirer plus vite que la douleur.

Jim Godspeed

Doki Doki nous offre le prologue et le chapitre 1 sur leur site officiel, et je te conseille vivement d’y faire un tour. Il y a ce petit côté rétro 2000-2010 dans le character design associé aux techniques modernes qui m’a séduite. Agera me rappelle Reborn! (Akira Amano), je l’adore. 

kotales - EMSY

Je pourrais te faire encore trois pages sur ce que j’ai aimé dans The Marshal King, tome 1 : le rythme de narration, les plans cinématographiques, les répliques, le duo Jim – Agera, le trait du mangaka… 

Tu as aimé ces personnages dont la folie est proportionnelle au charisme ? Alors, tu pourrais aussi aimer Pumpkin Night.

Emsy
Emsy

Quand j'étonne les gens, c'est plus souvent par ma bêtise plutôt que mon intelligence !

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *