« Tu te réveilles, tu te bouscules, tu ne te réveilles pas… » c’est ce qu’on pourrait chantonner dans ce début de jeu. Seulement, petit souci : tu es dans une maison plongée dans le noir, et quelque chose rôde…
Pour t’aider, tu n’es pas seul : sur ton épaule, un petit robot (non, pas Nono), piloté par ton pote, te souffle où aller. Bienvenue dans Beyond the Dark: Nightwatch, le tout premier jeu d’Atlantis Studio, qui nous vient d’Avignon. Sorti le 22 octobre en exclusivité sur Switch 2, en pleine PGW, il était jouable sur le Pavillon Français, où j’ai croisé l’équipe. Je ne m’y attendais pas, mais qu’est-ce que c’est addictif !

- Titre : Beyond the Dark: Nightwatch
- Développeurs : Atlantis Studio (Avignon)
- Date de sortie : 22 octobre 2026
- Plateformes : Switch 2 (Switch 1 possible pour le joueur 2)
- Catégories : Coopération asymétrique – Suspense – Soft Horror – 2 joueurs
- PEGI : 12
Survivre à deux, ou ne pas survivre du tout
Ici, pas de mode solo : la coop est obligatoire. Le premier joueur incarne le survivant, sur le grand écran. Il explore la maison, se cache et tente de ne pas se faire attraper par l’entité qui hante les lieux.
Le second joueur, lui, incarne un petit robot perché sur l’épaule du survivant. D’habitude, on se dit que le joueur 2, souvent inutile, endosse un second rôle. Ici, c’est tout le contraire, il est tout aussi important, si ce n’est plus que le premier. C’est lui qui guide, qui gère l’inventaire… et qui peut leurrer le monstre. Exemple tout bête : le survivant est planqué dans la salle cinéma, la créature approche… Le robot peut alors l’attirer vers la cuisine, à l’autre bout de la maison, pour laisser respirer son partenaire. Tout repose sur la communication : une info mal passée, et c’est fini.
Rencontre sur le stand
J’ai pu prendre la démo en main directement sur le stand d’Atlantis Studio, au Pavillon Français, avec l’équipe à côté de moi. La partie commence par une courte zone tutoriel, le temps de faire connaissance avec le petit robot et de comprendre comment les deux joueurs se répartissent les rôles. Une fois la démo terminée, j’ai discuté avec les développeurs, qui m’ont expliqué certains easter eggs présents dans le jeu. Ils m’ont montré à que point Beyond the Dark: Nightwatch avait été fait avec tout leur cœur.
La tension plutôt que la peur
On pourrait le ranger dans les jeux d’horreur, mais ce serait réducteur. Beyond the Dark n’est pas là pour te faire sursauter. Pas de screamer à tout bout de champ : la créature peut surgir si tu as le malheur de lui tourner le dos, mais le jeu te prévient. Quand elle approche, la manette vibre. Tu sais qu’elle est là, pas loin, et qu’elle peut te tomber dessus à tout moment. Alors tu te prépares, tu te caches, tu retiens ton souffle.
C’est sombre, la maison est délabrée, et la créature n’est pas franchement un canon de beauté, on ne va pas se mentir. Toutefois il n’y a ni sang, ni gore. Le jeu est d’ailleurs classé PEGI 12 : la porte est ouverte aux plus jeunes, et aux joueurs qui fuient d’habitude les jeux d’horreur. C’est le classement réservé à Grounded par exemple, où les araignées ne sont pas cauchemardesques visuellement.
Un seul jeu pour deux consoles
C’est la question que tout le monde se pose quand un jeu impose la coop : faut-il acheter deux exemplaires ? La réponse est non, un seul jeu suffit. Le survivant joue sur Switch 2, et le joueur au robot peut rejoindre la partie depuis une autre console… y compris une Switch de la première génération. Voilà une belle façon de redonner vie à la vieille console qui prend la poussière depuis l’arrivée de la Switch 2.
L’avis de Neikko

Je me disais au début : « Non, Beyond the Dark n’est pas un jeu qui justifierait l’achat d’une Switch 2 ». Au final, en testant les deux rôles, je constate que je me trompais. En effet, on a ici un titre qui donne envie d’acheter la console. On en connaît le prix, ce n’est pas rien. Mais l’idée est vraiment trop bonne.
Dans un marché saturé de jeux à la Phasmophobia, il apporte un vrai vent de nouveauté aux jeux à frissons. Ça ouvre la voie aux futurs jeux d’horreur, en coop ou même en solo. Nul doute que son concept donnera une multitude d’idées aux futurs développeurs. Beyond the Dark: Nightwatch porte les codes de ces jeux qui font évoluer notre façon d’aborder le jeu vidéo. Et pour un premier jeu, c’est une sacrée carte de visite.
Si tu veux découvrir les autres pépites croisées sur le Pavillon Français, on t’a préparé un petit tour d’horizon juste ici.