Dark Gathering, tome 16 : le déicide entre dans sa phase finale

La tension au service de l'horreur

Dans le genre horreur, Dark Gathering a réussi à s’installer dans ma bibliothèque très facilement. Ce titre resserre l’étau à chaque tome. Ce seizième volume, tout juste débarqué chez Mana Books, nous plonge au cœur de l’affrontement le plus effroyable de la série : la phase décisive du plan « Déicide en campanule ».

Je remercie notre partenaire pour nous avoir fourni une version physique, afin de chroniquer cette série.

Dark Gatherint cover Tome 16
  • Titre : Dark Gathering
  • Auteur : Kenichi Kondō
  • Éditeur : Mana Books
  • Nombre de tomes : 16 – 20 au Japon (terminé)
  • Catégorie :  horreur – surnaturel – seinen sombre

Précédemment, dans le tome 15…

Pour ceux qui auraient besoin d’un rafraîchissement, ou qui hésitent encore à se lancer dans la série, petit récapitulatif des enjeux.

Depuis le début, on suit Keitaro Gentoga, un jeune homme maudit d’une capacité à attirer les esprits. Cette dernière a blessé sa meilleure amie Eiko et l’a poussé à se murer chez lui.

Remis sur pied, il devient professeur particulier et croise la route de Yayoi Hozuki. Cette fillette a des pouvoirs spirituels encore plus terrifiant que le sien.

Le but de Yayoi ? Retrouver l’âme de sa mère, emportée par un esprit maléfique. Pour y parvenir, elle traque et capture les fantômes les plus dangereux du Japon, s’en faisant une véritable armée.

Par la suite, on fait la rencontre d’Ai Kamiyo, promise à un dieu et donc condamnée à mourir. Pour la sauver, le trio doit fouiller les lieux les plus hantés de l’archipel, afin de rassembler des esprits d’une puissance colossale. Ils seront leur force de frappe pour le combat ultime.

Le tome 15 lance enfin ce fameux combat : le plan « Déicide en campanule » entre en action contre Taisai Seikun, le dieu qui possède Ai. Le Sergent démon, martyr de son pays, transforme ses prières en lames tranchantes pour affronter la divinité et ses malédictions. Pendant ce temps, Keitaro et Eiko partent récupérer les « diplômés », ces esprits d’élite. Cependant, rien ne ce passe comme prévu. Ils tombent nez à nez avec un shikigami. L’esprit du prêtre qui habite Keitaro tente de le repousser… et sur le chemin, un ennemi encore plus puissant s’éveille. C’est exactement là que le tome 15 nous laissait.

Maintenant : le déicide dans sa phase la plus intense

La suite ramasse tous ces fils tendus et les tire d’un coup sec. La guerre totale contre Taisai Seikun s’engage pour de bon, et le manga déploie ici tout ce qui fait sa signature. Il y a une tension permanente, une ambiance suffocante, et cette horreur graphique qui ne recule devant rien.

Sans trop en dévoiler, sachez que l’affrontement ne se fait pas sans casse. Les « diplômés », ces esprits d’élite que Yayoi a mis des tomes à rassembler, tombent les uns après les autres face à la puissance du dieu. Chaque perte pèse lourd dans la balance. De son côté, Taisai Seikun, privé de ses moyens de régénération et acculé, bascule dans une tout autre dimension de dangerosité. Mis au pied du mur, il renverse la situation et rappelle brutalement pourquoi une divinité reste une divinité. La mécanique du « plan parfait » se grippe, et c’est là que le manga est le plus prenant.

Au milieu de ce chaos, Keitaro n’est pas inactif : pour les préserver de la menace du dieu, il scelle dans des poupées l’âme d’Ai et celle de l’esprit qui l’habite. C’est un geste aussi désespéré que stratégique, qui montre à quel point les enjeux sont vitaux. Je m’arrête là volontairement : le tome regorge de retournements et de moments choquants que vous méritez de découvrir page après page, sans que je vous en déballe l’issue.

Ce que j’apprécie particulièrement, et que ce tome confirme, c’est la façon dont Kenichi Kondō fait monter la pression sans jamais lâcher son lecteur. On sent que chaque affrontement a un poids, que rien n’est gratuit. De plus, les enjeux, la vie d’Ai, la quête de Yayoi, restent le cœur battant de toute cette débauche de violence spectrale. L’horreur n’est jamais là pour l’horreur : elle sert une histoire, des personnages auxquels on tient.

Au final

Dark Gathering continue de prouver, tome après tome, qu’il est l’une des valeurs sûres de l’horreur manga du moment.

Ce seizième volume ne faiblit pas : il intensifie, il resserre. Il fait grimper la tension d’un cran supplémentaire alors même qu’on pensait le sommet atteint.

Si vous suivez la série, foncez, vous ne serez pas déçus. Vous ne la connaissez pas encore ? Vous savez ce qu’il vous reste à rattraper.

Histoire de ne pas faire de cauchemar si tu lis cet article tard, je te propose quelque chose de plus doux : Medalist.

Neikko
Neikko

Créateur du site, streamer et passionné. Parle avec son cœur, âme pas à vendre

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