Doloc Town : cultiver l’espoir au bout du monde

La pluie acide affecte mes champs !!!

La plupart des jeux de ferme te vendent une carte postale : le soleil, les poules, la petite maison au toit rouge. Ensuite, il y a Doloc Town, qui vous plante dans un monde post-apocalyptique. Le message : « Tiens, débrouille-toi pour faire pousser quelque chose là-dedans. » C’est ce mélange improbable entre cozy game et fin du monde qui m’a bien plus séduit que je ne l’aurais cru.

Il est développé par RedSaw Games Studio et édité par Logoi Games (avec Pathea Games, les papas de My Time at Portia). Le titre a quitté l’accès anticipé le 6 août 2026, après plus d’un an de peaufinage communautaire. Le résultat est au rendez-vous : c’est carré, généreux, et bourré de bonnes idées. On déterre tout ça ensemble ?

Je remercie l’éditeur de nous avoir fourni une clé afin de tester le jeu et vous livrer notre ressenti.

Plus
  • Un mariage cozy et post-apo original
  • Le contenu énorme
  • Les personnages drôles et attachants
  • La génétique et l'automatisation
  • La météo hostile
  • Miam, le pixel art !!!
Moins
  • L'accumulation de systèmes et de quêtes
Doloc Town
  • Titre : Doloc Town
  • Développeur : RedSaw Games Studio
  • Date de sortie : 6 août 2026
  • Plateforme : PC (Steam)
  • Catégorie : simulation de ferme – aventure – gestion – pixel art

On est tombé où ?

On incarne Proti, une jeune récupératrice qui galère à survivre dans les terres désolées d’un monde qui a connu des jours meilleurs. En fuyant ses ennemis, elle tombe par hasard sur une petite bourgade oubliée : Doloc Town. Là, entre les carcasses de trains et les ponts effondrés, elle décide de poser ses valises et de bâtir la ferme de ses rêves. Enfin, la ferme que ce monde en ruine veut bien lui laisser construire.

En effet, Doloc Town, sous ses airs de jeu cozy, n’oublie jamais son décor. La météo n’est pas qu’une jolie ambiance : pluies acides et canicules mortelles menacent vos cultures en permanence. Il faut composer, s’adapter, et tout transformer, jusque la foudre. La grande promesse du jeu, c’est cette montée en puissance à partir d’une survivante qui gratte la terre à mains nues. On finit en magnat de l’agriculture qui laisse ses drones faire la récolte pendant qu’elle sirote tranquillement. La belle vie, hein ?

La belle vie arrive, mais il faut travailler pour y arriver

Soyons clairs : niveau contenu, le jeu ne fait pas les choses à moitié. On parle de plus de 30 heures pour l’histoire principale, et facilement 100 de plus si on veut tout voir. Agriculture, pêche, élevage, construction, cuisine, exploration des ruines, artisanat… la boucle de jeu s’enrichit sans arrêt de nouvelles mécaniques.

Le petit truc en plus qui m’a fait sourire, c’est le système génétique. On peut carrément modifier les gènes de ses cultures pour les optimiser, et automatiser toute sa production. On passe de la petite récup’ bricoleuse à une vraie chaîne industrielle agricole, et cette progression est franchement satisfaisante. Le drone compagnon customisable, qui vous suit à la fois pour vous défendre et bosser à vos côtés, ajoute encore une couche sympa.

C’est là le nerf de la guerre. Comme indiqué, et comme tout bon jeu de simulation de ferme, partir de rien pour tout automatiser ensuite est la base. Ajoute à ça une belle map à explorer, et des personnages drôles et attachants. Ce sont des petites choses qui vont te faire rester.

Les personnages, parlons-en

Si je me suis autant attaché à Doloc Town, ce n’est pas que pour ses légumes mutants. C’est aussi, et surtout, pour ses habitants. Les personnages ont du caractère, des dialogues qui fonctionnent, et j’ai régulièrement rigolé au fil des échanges. On s’attache à cette petite communauté qui refuse de crever au milieu des ruines.

Notre héroïne Proti elle-même y est pour beaucoup. Sa démarche, son énergie, sa manière d’aborder les choses : je me suis attaché à elle sans même m’en rendre compte. C’est le genre de protagoniste qu’on a envie de voir réussir, et ça change tout quand on passe des dizaines d’heures en sa compagnie.

Le petit bémol (qui n’engage que moi)

Alors, faut quand-même que je sois honnête, c’est la maison. À force d’empiler les systèmes, Doloc Town m’a parfois un peu perdu. Entre la gestion de la ferme et les chaînes de quêtes qui s’accumulent, j’ai eu des moments où je ne savais plus trop où donner de la tête, quoi prioriser, par quel bout reprendre.

Mais je tiens à le préciser tout de suite : c’est un ressenti purement personnel. Je ne suis pas le plus aguerri du genre, et les habitués des jeux de gestion/farming touffus s’y retrouveront très probablement les doigts dans le nez. Ce n’est pas un défaut du jeu en soi, plutôt une histoire de sensibilité et d’habitude. Si vous aimez quand ça déborde de choses à faire, ce « défaut » sera même un argument de plaisir.

Mon verdict

Doloc Town, c’est la preuve qu’on peut réinventer le jeu de ferme sans en trahir l’esprit.

En le plantant dans un monde en ruine, RedSaw Games lui donne un supplément d’âme et d’enjeu. Pour autant, il ne sacrifie jamais le petit plaisir réconfortant de voir sa ferme prospérer. Je m’y suis parfois un peu perdu, mais je n’ai jamais eu envie de lâcher Proti et sa petite communauté.

Si vous cherchez un cozy game avec du caractère et de quoi vous occuper, celui-là mérite clairement qu’on retourne sa terre. J’ajoute qu’il y a un très bel artbook numérique à disposition, et que je le recommande.

Très cool
♥♥♥♥♥

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Neikko
Neikko

Créateur du site, streamer et passionné. Parle avec son cœur, âme pas à vendre

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