Le titre à lui seul pose déjà tout le paradoxe : Inkya, c’est l’introverti, le discret, celui qui rase les murs. Gal, c’est la gyaru, la fille au style voyant, extravertie, qui assume à fond. Coller les deux, c’est le pari de ce premier tome signé Tsukiko Kashiwagi, chez Mangetsu : des gals… mais timides. Autant te dire que ça m’a intrigué direct dans Inkya Gal Revolution !
En effet, sur le papier, une gyaru introvertie, c’est de ce décalage que le manga tire toute sa saveur. Alors, est-ce que ce premier tome tient ses promesses ?
Je remercie notre partenaire pour nous avoir fourni une version physique, afin de continuer de chroniquer cette œuvre.

- Titre : Inkya Gal Revolution !
- Autrice : Tsukiko Kashiwagi
- Éditeur : Mangetsu
- Nombre de tomes : 1 (en cours)
- Catégorie : comédie – romance – school life
De quoi ça parle ?
On suit Ichiko et Kuran, les deux seules membres du « Club de recherches sur les cultures alternatives » de leur lycée. Leur antre leur sert d’excuse pour faire ce qu’elles aiment sans intégrer la vie associative de l’école. Traduction : on a deux passionnées qui carburent à la pop-culture.
Elles collectionnent les gadgets geek et kawaii, débattent sans fin de leurs trouvailles et n’hésitent pas à démonter les tendances qu’elles n’aiment pas. Sous leur look de gyarus, ce sont en réalité deux introverties, plus à l’aise entre elles qu’avec le reste de la classe. Il y a d’ailleurs une complicité qui va un peu au-delà de la simple amitié.
Le décor est donc posé : un club à deux, une passion commune dévorante, et ce petit jeu permanent entre l’assurance qu’elles affichent (le style gyaru) et la timidité qu’elles cachent (le côté inkya). C’est un terrain de jeu parfait pour de la tranche de vie, où chaque situation du quotidien devient prétexte à une discussion enflammée sur ce qui est cool… ou pas. Le petit bémol, c’est que leur club est en voie de se faire fermer par l’école. Il va falloir le sauver.
Ce qui marche : l’humour et la nonchalance
Là où le manga va plaire, c’est dans son ton. En suivant ces deux jeunes filles, on constate qu’elles sont l’archétype des élèves qui ne pensent qu’à s’amuser. L’humour est bien présent, et surtout, j’ai adoré le côté nonchalant des deux filles. Cette façon décomplexée de vivre leurs passions, de balancer leurs avis cash sur ce qui est stylé ou pas, sans se prendre la tête, on en redemande. Ichiko et Kuran sont immédiatement attachantes, et leur duo fonctionne tout seul. On passe un bon moment en leur compagnie, façon tranche de vie légère qu’on lit le sourire aux lèvres.
Un dessin taillé pour la rigolade
Il y a un élément qui appuie tout ça, qu’on aurait tort de négliger : les graphismes. Le trait de Tsukiko Kashiwagi se prête à merveille à la légèreté de l’ensemble. On est sur des lignes assez rondes, douces, qui collent parfaitement aux bouilles des deux filles quand elles s’amusent ou partent en vrille sur leurs passions.
Surtout, ce style souple permet d’exploiter à fond la fameuse technique de déformation exagérée des personnages. Vous savez ? Ces visages qui s’étirent, ces expressions qui explosent, ces réactions démesurées typiques du manga comique. Résultat : chaque moment drôle est encore plus appuyé, chaque instant fun gagne en énergie. Le dessin ne se contente pas d’illustrer l’humour, il le sert activement.


Ce qui coince : où est le fil rouge ?
Bon, soyons honnêtes, parce que c’est ma marque de fabrique : il y a un hic. Ce premier tome manque cruellement de fil conducteur. On enchaîne les saynètes sympathiques, oui, mais sans réelle direction, sans ce petit fil rouge qui te donne envie de tourner les pages pour savoir » et ensuite ? » On profite du quotidien des filles… et c’est à peu près tout, malgré le club à sauver.
Pour un début, ça passe, on plante le décor et les personnages. C’est rigolo, on apprécie découvrir les personnalités de chacune, mais il va falloir que la série trouve sa colonne vertébrale. Sinon, le charme risque de s’essouffler rapidement, j’en ai peur.
Mon verdict

Inkya Gal Revolution ! signe un lancement sympathique et attachant, porté par un humour qui fait mouche et un duo qu’on a envie de suivre. Son défaut, c’est son manque de cap : ça se lit avec plaisir, mais ça ne raconte pas encore grand-chose.
Du coup, je réserve mon jugement : tout va se jouer sur le prochain volume. S’il donne enfin une direction à cette jolie tranche de vie, on tiendra une chouette série feel-good. J’ai hâte !
En attendant la suite, je te conseille de jeter un œil à un anime : Gals Can’t be Kind to Otaku!?

je l’ai trouvé très sympa a lire et les deux vont bien ensemble. c’est sur que d’habitude une gals n’est pas timide comme ça c’est original XDD