Stray Children est un one-shot Il est publié par les éditions Akata, de l’autrice Kakeru Tsutsumi. L’histoire se déroule en l’an 2605. L’humanité a atteint une espérance de vie dépassant allègrement les 300 ans. Elle a développé des technologies permettant de supprimer ou implanter une mémoire. On y suit un éphèbe répondant au nom Aya. Il y a également une jeune fille qui, à leur rencontre, n’a plus de nom.
Je remercie notre partenaire pour nous avoir fourni une version numérique, pour la réalisation de cet article.

- Titre : Stray Children
- Autrice : Kakeru Tsutsumi
- Éditeur : Éditions Akata
- Nombre de tomes : One Shot
- Catégorie : Shojo – Drame – Romance – Science fiction – Cybernétique – Futur – Secrets – Solitude
Un oubli salvateur
Pendant qu’Aya sort acheter de la viande, il en vient à sauver une jeune fille. C’est à peu près à ce moment-là que l’on apprend le concept des « lost children ». Ce sont des enfants à qui la mémoire a été effacée. Aya rentre donc chez lui, mais est suivi de très près par cette petite. On a d’ailleurs le droit à une remarque très cocasse de la part de l’ami de notre protagoniste.


Aya la repousse pendant un moment, avant de céder à la candeur, la gentillesse et le sourire pur de la fillette. Ce n’est qu’un peu plus tard que l’éphèbe daigne lui donner un nom. Tout comme les fleurs de cerisier du Japon, l’enfant a les cheveux roses. Ces fleurs de cerisier sont des signes de l’arrivée du printemps, et en japonais le mot pour désigner cette saison est Haru. Tel est le nom de cette fille désormais.


On suit pendant quelque temps le développement rapide de Haru, et de sa relation avec Aya. Elle est des plus particulières, mêlant une âme candide et innocente à celle d’un homme qui a commis des atrocités. Cependant, Haru n’est pas au courant, et cela lui convient. Elle profite pleinement de chaque moment avec son nouveau compagnon.

Un passé pesant
À plusieurs reprises, l’oeuvre nous montre des flashbacks sombres : des souvenirs de notre protagoniste. On apprend qu’il était aussi un lost children et n’avait, par conséquent, pas vraiment conscience de ses actes. Il commettait des atrocités sur d’autres enfants comme lui, pour une organisation.

Ces souvenirs lui pèsent sur l’esprit plus qu’il ne le laisse paraître. Il pense ne pas avoir droit au bonheur à cause de ce qu’il a pu faire, et envie la candeur de Haru. Il craint également qu’une bonté hypocrite cause la mort de quelqu’un d’autre.


Un refus apaisant
Au final, les personnages au cœur du récit développent leur relation, puis survient la séparation. L’éphèbe doit aller travailler plusieurs jours dans un bateau volant nommé « la Baleine Blanche ». Haru demande à le suivre, mais celui-ci refuse. Après tout, il connaît la clientèle qui se trouve dessus. Il n’y a que des personnes aisées, qui traitent les gens tels des animaux de compagnie.

Il part donc sans elle… Mais quelle n’est pas sa surprise quand il la voit parmi les « clients ». Une jeune fille aux cheveux roses qui mange au buffet. Après quelques remarques inappropriées de certains clients sur elle, Aya décide de l’emmener « effacer ce souvenir », mais celle-ci refuse, disant qu’il lui fait peur. Ce n’est que plus tard qu’on retrouve l’adolescente à un bar avec le même policier qui l’accompagnait plus tôt.


Ce même policier propose un deal au personnage central. Un marché « équitable », soit une mémoire pour une mémoire. L’un efface sa mémoire, l’autre récupère la sienne. Finalement, le contrat n’a pas lieu. Le refus de Haru face à ce marché, au point de détruire sa propre mémoire, touche profondément Aya. C’est ainsi qu’il cède totalement et accepte d’être heureux avec Haru.

Mon avis

Bien que j’aie aimé lire ce tome de Stray Children, je suis déçu que ce soit un one-shot… L’oeuvre a un potentiel monstrueux, aussi bien sur la romance que sur l’aspect sombre de la société.
Un développement approfondi sur deux ou trois tomes était totalement possible, mais je respecte tout de même le choix de l’autrice.
Au-delà de ça, j’ignore si c’est dû à la version numérique, mais certaines pages sont peu lisibles. Bien sûr, ce n’est pas le cas de l’ensemble de l’œuvre, mais certaines mériteraient d’avoir des traits un peu plus marqués.
Évidemment, cela ne change en rien mon avis sur le tome, qui reste génial.
Si vous avez apprécié cette lecture, n’hésitez pas à aller lire l’article sur The Marshal King, Tome 2. Personnellement, ça m’a donné envie de découvrir l’oeuvre.