Sorti en 2022, avec une première saison remarquée et remarquable, Cyberpunk Edgerunners revient ! Après quatre ans d’attente, la seconde saison s’annonce déjà endiablée !

- Titre : Cyberpunk Edgerunners
- Disponibilité : Netflix
- Réalisation : Trigger Studios
- Nombre d’épisodes : Saison 1 – 10 épisodes ; Saison 2 – 10 épisodes
- Catégories : Science-fiction – Cyberpunk – Action – Romance – Drame
Cyberpunk, une licence en plein essor !
Dans un premier temps, j’aimerais revenir un peu sur la licence qu’est Cyberpunk. Initialement créé par Mike Pondsmith, c’est un jeu de rôle sur table sorti en 1988. Il a connu premier succès, puis a explosé ces dernières années, grâce à la naissance de plusieurs produits cross-média autour de son univers.
Mike a créé un univers dystopique fort, et se réapproprie les codes de la science-fiction moderne. L’objectif : montrer tous les côtés néfastes de l’homme, ses dérives et les logiques du pouvoir. C’est une oeuvre marquante par ses prises de position, et par la crédibilité du monde qu’il a créé.
Au fil du temps, Mike a étoffé son univers avec d’autres jeux de rôle, comme Cyberpunk 2020, Cyberpunk 3.0 ou encore dernièrement Cyberpunk RED. Ce dernier permet de faire le pont entre le JDR et le jeu vidéo sorti la même année.
Ce qui a fait propulser le terme, ainsi que le genre Cyberpunk, ça a été le format vidéoludique justement. Annoncé en 2013 via un trailer, il a marqué les esprits à l’époque. Il a été attendu des années sans nouvelles quand soudain, lors de l’E3 2018, il refait surface avec une bande annonce complète. CD Projekt RED, derrière le développement, a promis un jeu sensationnel qui allait révolutionner le RPG en monde ouvert. Un pari risqué, mais il a su convaincre un grand nombre de joueurs et joueuses, moi comprise.
Leur précédent succès, The Witcher 3, avait su conquérir les cœurs des adeptes du genre. Les fans avaient donc une confiance entière envers le studio.
Teaser diffusé en 2013, lors des Spike Video Game Awards (ancêtre direct des actuels Game Awards)
C’est en 2020 que Cyberpunk 2077 sort, dans un état… assez catastrophique. Le jeu était rempli de bugs et de problèmes en tout genre, notamment sur les consoles old-gen : Playstation 4, Xbox One. Après de nombreux patchs, le studio a réussi à remonter la pente avec une 2.0 remarquablement bien accueillie, qui a corrigé la plupart des problèmes récurrents. Il reste néanmoins difficile d’y jouer sur l’ancienne génération de consoles, car elles n’ont pas été mises à jour par la suite.
En 2023, CD Projekt sort avec la 2.0 l’extension Phantom Liberty, qui connaît un succès énorme. Acclamé pour son écriture et ses personnages marquants, le jeu a connu une seconde vie, bien plus prestigieuse qu’en 2020.
Trailer de l’E3 2018
Un peu avant la sortie de l’extension, CD Projekt, en partenariat avec Netflix, annonce la série animée Cyberpunk Edgerunners. Elle sera diffusée en 2022, avec 10 épisodes.
A l’heure actuelle, une suite à Cyberpunk 2077 baptisée Orion est en chantier depuis 2025. Ttrès récemment, CD Projekt a annoncé un film en live-action avec le studio Paramount Picture. On n’a pas plus d’informations sur ces deux projets en 2026, mais il y aura assurément des articles chez Kotales qui en parleront en temps voulu. On voit que la licence continue de s’envoler.
Edgerunners, une claque absolue !
Ce n’est pas peu de le dire : Cyberpunk Edgerunners a été, lors de sa sortie, l’un des plus gros succès de la plateforme. La presse ainsi que les internautes ont adoré l’anime, qui s’est placé comme l’une, si ce n’est la meilleure adaptation de jeu vidéo tous médias confondus.
L’anime a laissé une empreinte grâce à ses personnages marquants et bien écrits, accompagnés d’une histoire intense, pleine de rebondissements et de drames. La fin brutale a bouleversé les spectateurs, et l’on reconnaît qu’elle intensifie le ressenti qu’on a en terminant la série.
Les formats pour le petit écran sont animés par le célèbre studio Trigger, à l’origine du très apprécié Kill la Kill ou encore de Little Witch Academia. Ils ont su s’imprégner de l’essence de Cyberpunk, à tous les niveaux. Ils nous ont fourni une oeuvre complète et prenante qui reste gravée dans les esprits. La première saison a été réalisée par le grand Hiroyuki Imaishi, qui a aussi réalisé l’excellentissime Gurren Laggan ainsi que le magnifique film Promare.


Grâce à son style d’animation unique, Trigger a su retranscrire tous les vices et les débauches de Night City. Sa mise en scène virevoltante ainsi que sa pâte graphique atypique permettent une liberté remarquable dans la façon de représenter la ville et ses habitants.

Cyberpunk Edgerunners a même été élu Anime de l’année par les Crunchyroll Anime Awards, ainsi que Meilleure Adaptation lors des Games Awards. C’est une récompense amplement méritée pour un anime qui a autant marqué les esprits.
Encore maintenant, la première saison d’Edgerunners fait parler d’elle avec des collaborations nombreuses dans le jeu vidéo. Le personnage de Lucy apparaît dans diverses licences comme avec Wuthering Waves, Guilty Gear Strive ou encore dans Apex Legends.
Une suite à la hauteur ?
Trigger a de l’or entre les mains, mais est-ce qu’ils ont su en tirer le meilleur ? En effet, passer après le mastodonte qu’a été la première saison, ce n’est pas chose facile. L’attente du public est énorme, ce qui va forcément mettre la pression au studio.
Pour tout vous dire, même si j’en attendais énormément, j’avais un peu peur qu’ils n’arrivent pas à faire une saison aussi marquante que la première. Je vais être claire, ils ont réussi à faire quelque chose d’excellent !
Je vous préviens tout de suite, ce ne sera pas au goût de tout le monde. Il ne faut pas s’attendre à la même chose, Trigger a fait le choix de prendre à revers ce qu’ils avaient déjà fait. Cyberpunk Edgerunners II s’accompagne d’un ton plus sombre et d’une ambiance plus pesante. Dans la première saison, on suivait beaucoup la relation naissante entre David et Lucy, et malgré la fin brutale, c’était plutôt lumineux. Dans cette suite, c’est la vengeance qui domine.
On y suit un groupe de protagonistes qui sont tous liés entre eux, de près ou de loin. Tout d’abord, King, c’est le premier personnage qu’on voit et c’est un Cyberpunk. Il faut comprendre : un homme chromé qui fait des jobs illégaux, souvent dans le but de faire du mal aux corporations de Night City. Il lui arrive quelque chose qui changera sa façon d’être à jamais, et l’on va suivre son évolution après ce drame.

Par la suite, on aperçoit Roman, un jeune garçon passionné par le cinéma d’époque accompagné de sa fidèle caméra. Il essaie tant bien que mal de vivre du journalisme indépendant. Cependant, plus personne ne regarde de vidéos ou de films sur un écran… Tout le monde est passé aux danses sensorielles, et Roman n’aime pas du tout ça.
Les plans filmés du point de vue de sa caméra sont superbes, et ajoutent un plus que j’apprécie beaucoup. Le grain de l’image, le format 4/3 et tout son amour pour le cinéma nous sautent aux yeux. On est plongé avec lui dans son univers, à contempler Night City et ses habitants.

Plus tard, on retrouve un personnage qui se fait appelé D. Brûlé au visage et sur le reste du corps, c’est un Netrunner en quête de vengeance sur les membres à l’origine du massacre de son clan. On apprend peu de choses sur lui au début, donc je n’irai pas vous spoiler non plus.

Le dernier personnage principal, Talia, est une jeune fille complètement modifiée par des implants, quasiment de la tête aux pieds, pour la rendre très agile. Comme pour D, on en apprendra plus sur elle au fil de Cyberpunk Edgerunners II, donc je ne vous en dirai pas plus.

Malgré le fait que ces quatre personnes vivent leurs vies dans leurs coins, elles vont toutes être liées par la même chose. L’histoire va tourner autour de leur passé et de leurs liens naissants. C’est tout le contraire du groupe d’amis mercenaires qui formaient une famille dans la première saison. Ici, on aura une histoire principale accompagnée de quatre sous-intrigues en rapport avec les autres personnages. Je ne vais pas en dire plus au niveau de l’histoire : tout ce que j’ai pu dire ici, on l’apprend dans les deux premiers épisodes.
Et donc, ça donne quoi ?
C’est une très bonne saison pour Cyberpunk Edgerunners. Que vous ayez apprécié ou non la première, vous pourrez tout aussi bien aimer la deuxième tant elles sont différentes. Les thèmes sont plus sombres et parleront à beaucoup de gens, alors la quête de vengeance peut faire un peu redite, mais elle arrive à se renouveler.
La force de cette saison est indéniablement son écriture. Que ce soit les personnages, l’histoire ou encore les sous-intrigues autour des protagonistes, tout est maîtrisé d’une main de maître. On peut reprocher un rythme en dent de scie par moment, qui allie un épisode très calme avec d’autres beaucoup plus mouvementés, de bien des manières.
Malgré le changement de réalisateur, Trigger garde son style unique même si l’on sent qu’une amélioration graphique a été faite entre les deux saisons. Les détails sont plus fins et nombreux, les effets de lumières beaucoup plus marquants et les décors encore plus bluffants.

Je n’irais pas jusqu’à dire que cette saison 2 arrivera à marquer les esprits aussi durement que la première. L’effet de nouveauté et de découverte n’est plus. Les gens savent plus ou moins à quoi s’attendre, donc les critiques seront certainement plus sévères sur certains points. À mes yeux, elle rivalise complètement, tout est bon.
Mon avis :

J’ai déjà un peu étalé mon avis tout au long de cet article, mais effectivement, j’ai adoré cette deuxième saison. Elle change clairement de ce qu’on a eu avant et c’est un très bon point, elle arrive à nous surprendre différemment.
Les personnages sont mieux développés, même si je les trouve un poil moins attachants. Il est possible que la dynamique de couple de Lucy et David joue en leur faveur. Il n’empêche que l’histoire de nos nouveaux protagonistes est touchante, et qu’elle arrive à nous questionner.
Je vous recommande complètement Cyberpunk Edgerunners II. Le seul reproche que j’ai à lui faire, c’est son rythme un petit peu en dents de scie et les personnages un peu moins attachants. Je pense que c’est plus personnel, au vu de mes attentes.
Si vous avez envie de vous plonger dans un nouvel anime, français qui plus est, Dreamland est fait pour vous !
