Lors des Game Awards 2025, Capcom nous a présenté en grande pompe leur nouvelles adaptation au cinéma d’une de leurs licences les plus cultes ! Street Fighter est donc sorti ce mercredi 14 octobre et nous allons voir ce que ça donne.

- Titre : Street Fighter
- Réalisation : Kitao Sakurai
- Scénario : Dalan Musson
- Date de sortie : 14 Octobre 2026
- Durée : 2h05
- Catégories : Action – Combat – Arts Martiaux – Comédies
- Casting : Andrew Koji – Noah Centineo – Jason Momoa – David Dastmalchian – Callina Liang
De quoi on parle ?
Street Fighter est une adaptation de la licence de jeux vidéo du même nom. Développés par Capcom, ce sont des jeux de combat très célèbres depuis le premier opus en 1987. Les personnages sont hauts en couleurs et tous très caricaturaux.
Dans cette adaptation, on retrouve le duo Ryu et Ken qui, après un drame, se séparent pendant quelques années avant d’être plus ou moins forcés de se retrouver lorsque M. Bison organise un tournoi de combat mondial.
C’est dans ce contexte qu’on rencontre différents combattants comme Blanka, Chun-Li ou encore Dhalsim pour ne citer qu’eux.

Voilà un casting généreux, qui arrive à fonctionner parfaitement malgré des réticences évidentes au début. Les costumes et le maquillage rendent très bien, et ne font pas du tout « cosplay ». Seul Blanka, interprété par Jason Momoa et qui est entièrement en CGI, rend bizarrement à l’écran… on sent qu’il n’est pas réel et c’est dommage. Le visage de l’acteur se reconnaît trop facilement sur celui du personnage, je trouve.
Que donne cette adaptation ?
En termes d’adaptation pure et dure, le film s’en sort plus ou moins bien. Les personnages sont un des gros points forts du film car ils sont très bien respectés, et leur passé aussi. En parlant de ça, les flashbacks sont entièrement faits en animation et autant le dire tout de suite, c’est incroyablement bien foutu ! L’animation est impeccable et le visuel époustouflant.
Pour ce qui est de l’histoire, rien de foufou non plus. Comme je l’ai un peu évoqué plus tôt, Ryu et Ken vont devoir se battre dans un tournoi organisé par Bison lui-même. Le scénario est donc très simple, et c’est surtout pour justifier le fait de combattre, quoi. J’avoue qu’il y a quelques passages intéressants, et on voit qu’ils veulent développer un peu plus le rôle autour des combattants et de l’univers de Street Fighter.
En parlant de combat, ils sont globalement bons. Les effets spéciaux ne sont pas moches et les chorégraphies sont assez bien maîtrisées. Les connaisseurs reconnaîtront les mouvements signatures de leurs personnages préférés, qui sont bien reproduits et calés au bon moment. Chaque combattant a son moment de gloire dans le film, même si certains sont beaucoup plus courts que les autres.
Il ne faut pas s’attendre à du grand cinéma d’action, le film sait d’où il vient et ne se prend pas au sérieux. Cela dit, j’aurais quand même espéré plus de combats. Certains d’entre eux sont expédiés hors-champ et c’est dommage pour un film qui se vend sur ce principe-là.
La comédie ne gâche pas le film, elle est même bien amenée. Les blagues arrivent à faire mouche même si certaines sont loin d’être les meilleures. J’ai ri quelques fois, et je trouve que c’est déjà pas mal.
Côté mise en scène le film est assez simple : le réalisateur ne se prend pas la tête, ce qui peut être dommage pour certains. La colorimétrie est très cartoonesque, c’est vif, et les lumières y jouent pour beaucoup. J’entends par là beaucoup de nuances de rouges et de bleus.
Mon avis dessus !

J’ai bien aimé, faut dire que c’est divertissant. On ne va pas voir ce genre de film pour la profondeur de l’histoire ou l’écriture fine des personnages. J’ai signé pour de la baston, j’en ai eu, et en plus ce n’était pas nul !
Certes, il manque un peu de combat et des personnages sont trop mis à l’écart. Certains effets spéciaux laissent un peu à désirer, mais en combat ça reste bien.
Le film regorge de fan service plus ou moins bien caché, et respecte bien le produit de base. L’animation qui a été faite pour les flashbacks est incroyable, j’en demande plus !
Merci de m’avoir lu jusqu’au bout ! Cette semaine, je te propose de découvrir notre interview de Marion Poinsot, dessinatrice du légendaire Donjon de Naheulbeuk.
