Rien qu’au titre, on croit deviner le programme. Un diable qui joue les papas, un nourrisson dans les bras, et une bonne dose de comédie décalée façon « démon dépassé par les couches ». Sauf que Le diable s’habille en papa, premier tome signé Ryuu Segawa chez Mana Books, ne se contente pas de ça. Derrière la blague de la paternité, il y a une dark fantasy qui avance, masquée.
En effet ce fameux diable, Kakyu, n’est pas juste un démon rigolo : c’est un humain réincarné en enfer, qui a gardé une vraie part d’humanité. De plus, une prophétie plane au-dessus du bébé qu’il recueille… une prophétie que Kakyu ignore complètement. Alors, ce mélange des genres, il tient la route ?
Je remercie notre partenaire pour nous avoir fourni une version physique afin de chroniquer cette œuvre.

- Titre : Le diable s’habille en papa
- Auteur : Tamagokake Candy
- Éditeur : Mana Books
- Nombre de tomes : 2 – 4 au Japon
- Catégorie : dark fantasy – isekai – drame
Au début…
On suit Kakyu, un diable de rang inférieur qui a survécu plus de 2 000 ans en enfer. Ce temps passé lui a forgé une force phénoménale. Un beau jour, coincé au milieu d’une querelle entre Satan et Zeus (rien que ça), il se retrouve propulsé dans un monde parallèle. Il y pose ses valises, devient marchand ambulant, et trouve sa place parmi les habitants d’un village nommé Jorn.
Sauf que la tranquillité, ça ne dure jamais bien longtemps. Pendant une de ses absences, le village est réduit en cendres. Dans les décombres, un seul survivant : un nouveau-né, Ars. Kakyu le recueille et se jure d’en faire la personne la plus heureuse du monde. Voilà le duo improbable posé : un démon surpuissant de deux millénaires, et un bébé humain à élever entre deux biberons.


Ce qui intrigue : le double visage du titre
Ce qui accroche, c’est justement le décalage. Le titre et la couverture te promettent une comédie légère sur la paternité d’un démon, et il y a bien de ça. Cependant, on comprend très vite que Kakyu n’est pas un simple diable comique : c’est un ancien humain réincarné. Cette part d’humanité qu’il traîne donne une autre couleur à l’ensemble. On n’est pas juste devant un « papa démon rigolo », mais devant un personnage qui a un vécu, une profondeur qu’on ne soupçonnait pas au premier abord.
La prophétie, cette épée de Damoclès
Le manga sort très vite sa carte maîtresse : une prophétie tourne autour du petit Ars. Celui que Kakyu élève avec tout son cœur pourrait bien être celui qui causera sa perte. Le plus savoureux ? Kakyu n’en sait rien. Il berce, protège et chérit potentiellement son futur bourreau, dans l’ignorance la plus totale. Cette ironie dramatique plane sur tout le tome et donne une vraie tension sous la douceur des scènes de vie de famille. On lit chaque moment tendre avec cette petite voix dans la tête : « s’il savait… »



Ce qui me retient encore
Pour l’instant, ce tome 1 plante surtout des promesses : un personnage à double fond, une prophétie alléchante, un mélange comédie/dark fantasy qui a du potentiel. Quelques blagues sont présentes, des moments touchants déjà ancrés, et la prophétie qui est annoncée dès le début.
Au vu de comment c’est amené, j’ai pas mal d’attentes. Voir des codes classiques brisés par des auteurs me plait énormément lorsque c’est bien fait. Des promesses… ça ne fait pas encore une œuvre aboutie. Il va falloir que la suite confirme, sinon le concept risque de tourner à vide.
Ce premier tome, j’en pense quoi ?

Le diable s’habille en papa joue habilement sur son double visage : la comédie de la paternité en façade, une dark fantasy avec un fond plus sombre en coulisses. Kakyu est un protagoniste intrigant, et la prophétie autour d’Ars donne envie de savoir où tout ça nous mène.
Soyons honnêtes, comme d’habitude : pour l’instant, je reste mitigé. Le tome pose de bonnes bases sans encore les exploiter à fond. Je ne crie pas au coup de cœur, mais je vois là un beau potentiel. J’attends clairement la suite pour me faire un vrai avis. L’idée est là, reste à voir si la série sait la tenir.
Si tu souhaites découvrir un autre manga, good vibe, je te propose Inkya Gal Revolution !

Tiens je me pose une question : ne tient-on pas là une suite spirituelle du très célèbre Beelzebub ?
Ce gamin insupportable et farceur qui se trouve être le fils du Roi des Démons, Kaiser de Emperana Beelzebub IV, surnommé Beel. 🤔 Ce dernier avait un pitch tout inversé mais je lui reconnais bien sa paternité 🧐
C’est-à-dire que dans Beelzebub, on avait un humain, nommé Oga il me semble, qui apprend par un sale tour du sort qu’il a été choisi pour être son parent, et doit donc élever le bébé jusqu’à ce que celui-ci soit en âge de détruire l’Humanité. 😱
Je ne sais pas pour vous mais pour moi je trouve que c’était vraiment écho.
je m’attendais pas a voir que ca jouais sur deux fond je m’attendais plus a une comédie que de la dark fantaisie^^