Puni, et la boutique en arrière-plan

Puni the Florist : Je suis la moins louche du village !

Puni the Florist offre une grande liberté créative et des personnages aussi loufoques qu'attachants.

Puni the Florist est sorti le 8 juin dernier sur PC (Windows 10). On incarne la jeune Puni, qui a décidé de faire ses preuves dans une boutique de fleurs tenue par une mouche.

Merci à l’équipe de nous avoir permis de tester pour vous le jeu complet.

Notre patronne, la fée

Je suis une fée, pas une mouche !

Plus
  • La narration épisodique, à croquer par épisodes
  • Il est possible de faire de très belles créations avec peu de compétences
  • Le langage des fleurs magnifiquement incorporé
  • L’humour loufoque et parfois méta
Moins
  • Le mode Histoire trop dirigiste, rattrapé par la liberté qu’offre le Bac à sable
  • Ils sont cinq dans ce village ?!
  • Une durée de vie un peu courte, mais justifiable
Puni en version Chibi, et notre Fée

Titre : Puni the Florist

Développeurs : Earthquack Games 

Date de sortie : 8 juin 2026

Plateformes : PC

Catégorie : cosy, gestion, simulation de métier, humour, feel-good, craft.

Une direction artistique douce et joyeuse, sans compromis

Un bouquet de dahlias oranges, rouges et rose saumon

Dhalia : « Épanouis-toi comme toi seul sais le faire, et je serai toujours là, émerveillée par ce que tu es. »

Le choix du orange comme couleur principale est audacieux. Il apporte du peps et de la joie à l’univers, très cohérent avec le message du mode Histoire. J’ai un petit coup de coeur pour les graphismes autour de l’interface utilisateur (UI).

Les graphistes ont choisi deux techniques différentes en fonction de l’usage de l’item en jeu. Les décors et personnages sont en 2D avec un rendu très charmant, tout doux. Les bouquets sont aussi en 2D mais avec des teintes plus tranchées, vives ou un peu plus pastel. 

Ma boutique, avec mes premières décorations

Je suis la moins tarée du village, youpi !!

Un bouquet de Hortensia. le mot dit : "bon rétablissement, pépé !"

Hortensia : « Merci de me comprendre, et merci de ne jamais me lâcher. »

Les habitants du village adorent notre boutique ! Certains y viennent presque tous les jours, au point que nos fleuristes doutent de leur santé mentale. Ils viennent chacun avec un défaut, un manque ou une faille. Toutefois, ce n’est pas à vous de les guérir : ils doivent le faire par eux-mêmes. 

Vous, vous les accompagnez en satisfaisant leurs demandes. Parfois, vous êtes décontenancée par les attentes du client : « Comment ça un dinosaure, Kota ? Comment je fais un bouquet sans fleurs et 100% herbe, Ken ?! Tu as un rendez-vous avec qui, une chèvre, une girafe ?! »

"Monsieur... C'est une boutique de fleurs, ici."

Ils avancent au fil des saisons… Mais vous ? Quand direz-vous à votre mère que vous ne poursuivez pas la carrière que vous prétendez ? 

C’était ma petite série quotidienne

Un bouquet d'Oeillets d'Inde jaunes et blancs

Oeillets d’Inde : « Que mon amour soit ton refuge et ta lumière protectrice à travers chaque saison. »

Chaque journée se découpe en trois clients, entrecoupés par un petit tour en ville à volonté. Attention tout de même, les bouquets en cours ne sont pas sauvegardés. Faites vos emplettes avant de commencer le mode création ! 

C’est drôle, mais je me suis rapidement mise à jouer comme j’aurais consommé une série. Je démarrais Puni the Florist le matin pour accomplir une journée de commerce ou deux. Je revenais dans l’après-midi afin de poursuivre l’histoire un jour de plus.  

Mme la Fée questionne la santé mentale de Puni

Ce rythme de jeu fonctionne juste trop bien !

Je répondais aux exigences de mes clients, et suivais leurs histoires comme une telenovela espagnole.

Je me suis réveillée toute la semaine avec la suite des histoires de cœur de Ken et les rebondissements du shojo de Ma-chan. 

Leurs besoins peuvent être simples. Parfois, ils relèvent de l’impossible : “Fais-moi une licorne !”. Je redoutais la prochaine idée tordue de Kota. Quand j’avais de la chance, je tombais sur Ritsu dont les demandes étaient plus… faisables. 

Chaque bouquet peut prendre du temps selon votre inspiration et selon les contraintes. Pour ma part, c’est ainsi que j’ai profité au mieux du gameplay et de la narration : par épisodes d’une journée, une à deux fois par jour. 

Le rendez-vous galant de Ken

A la fin de la journée, l’un des bouquets est intégré dans une illustration toujours travaillée, et souvent loufoque.

Durée de vie et rejouabilité

Quelques lotus roses et blancs, avec des pois de senteurs (bleus, violets)

Lotus : « Tu m’inspires à m’élever, et mon amour pour toi reste intact, pour toujours. »

Le mode Histoire a une durée de vie d’à peu près six heures, ce qui est un peu court en soi. Toutefois, ayant savouré le récit par petits épisodes, j’ai mis une semaine à terminer Puni the Florist. Lorsque vous terminez l’histoire une première fois, vous pouvez relancer une partie en conservant tout ce que vous aviez débloqué.

Le téléphone est remplie de miniatures de nos bouquets

Les développeurs nous ont gardé quelques souvenirs : les illustrations de nos bouquets, avec un remerciement du villageois.

Les illustrations sont accessibles sur notre téléphone portable, n’importe quand. Attention, il a parfois tendance à faire des étincelles, mais… Je vous laisserai découvrir pourquoi.

Le mode Bac à sable est vraiment le bienvenu, car les clients ont tout le temps des exigences dans le mode Histoire. D’ailleurs, on peut rapidement avoir l’impression qu’il ne reste que cinq personnes dans le village. 

J’aurais aimé avoir un ou deux clients, beaucoup moins exigeants sur la forme finale de leur bouquet… des personnes qui ne seraient que de passage ou dont le narratif tient sur un post-it. Cela m’aurait donné une plus grande liberté en jeu, en plus d’allonger la durée de vie du contenu principal. 

Je m’éloigne du sujet : le mode bac à sable. Il est identique au mode création du mode Histoire, et contient toutes les fleurs que vous avez débloquées dans votre progression. Si vous souhaitez immortaliser votre œuvre, partagez votre œuvre sur la communauté Steam ou le Discord. 

Je tenais à vous montrer quelques petites réalisations de la communauté du jeu, parce qu’elles m’ont inspiré à m’éclater : 

Je murmure à l’oreille des fleurs

Une composition de Jacinthes violettes

Jacinthes : « Ta présence est ma plus grande guérison. Mon amour pour toi est une protection dévouée qui nous honorera et nous protègera pour toujours. »

Puni the Florist donne envie de comprendre le langage des fleurs à travers : 

  • son gameplay, les clients exigeant parfois des messages précis à travers le choix des fleurs utilisées ; 
  • le livre du fleuriste, si beau et poétique. 
La page dédiée aux pois de senteurs

La langue des végétaux est douce et lyrique, en témoignent les extraits que je vous ai offerts jusqu’à présent. Certains m’ont particulièrement touchée : 

Une jardinière de jonquilles

Jonquilles : « Tu es ma lumière après le plus long des hivers, ma foi en toi ne s’éteindra jamais. »

Verdict ?

kotales - EMSY

Puni the Florist se déguste idéalement par courtes séances de jeu, privilégiant l’attention portée à chaque bouquet.

Je me suis attachée aux personnages et leur évolution. J’étais venue pour le gameplay, et je suis restée pour la narration.

Si vous êtes tentés, je vous conseille la démo (disponible sur Steam).

Très cool
♥♥♥♥

Vous n’êtes pas d’humeur créative, préférant vous détendre lorsque tout est trié, organisé et rangé ? Librarian est fait pour vous, nous l’avons testé !

Emsy
Emsy

Quand j'étonne les gens, c'est plus souvent par ma bêtise plutôt que mon intelligence !

Un commentaire

  1. Merci beaucoup pour cette review ! J’ai contribué à la traduction française du jeu et je suis vraiment contente que tu aies pris autant de plaisir à y jouer 🙂

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