Le manga Akane Banashi de chez Ki-oon, suit Akane, une ado qui est accro au rakugo depuis toute petite. Son père, Toru, en était un pratiquant lui aussi passionné. Elle passait des heures cachée à l’observer, à imiter ses gestes, à absorber cet art du conte où un seul artiste enchaîne les personnages assis sur scène.
Puis tout s’est effondré. Il y a six ans, le maître influent Isshô Arakawa a expulsé Toru du monde du rakugo lors d’un examen décisif. La carrière du père d’Akane est définitivement brisée.
Akane n’a pas oublié. Elle décide de marcher sur les traces de son père, de devenir rakugoka à son tour. Pour réaliser le rêve qu’il a laissé tomber… et surtout, pour comprendre ce qui s’est vraiment passé ce jour-là.

- Titre : Akane Banashi
- Éditeur : Ki-oon
- Nombre de tomes : 14 – en cours (22 au Japon)
- Catégorie : Comédie – Drame – Slice of life
- Auteurs : Yuki Suenaga
Mon père, ce héro déchu
Pour la jeune Akane, son père Toru est doté d’un incroyable pouvoir : assis seul sur scène, il est capable de donner vie à une multitude de personnages différents, armé uniquement d’un éventail et d’un carré de tissu ! Toru pratique le rakugo, une forme de spectacle humoristique populaire née il y a des centaines d’années, mais toujours vivante. Malgré les moqueries de son entourage, il rêve d’accéder au rang de maître. La pression est d’autant plus forte qu’il ne veut pas décevoir sa femme, soutien de toujours, ni surtout sa fille Akane… Elle l’admire au point de l’imiter, répétant les scènes de rakugo en cachette !
Le jour de l’examen de passage vers le grade ultime, la barre est placée haut : ce n’est rien de moins que le célèbre Issho Arakawa, maître incontesté de la discipline, qui joue le rôle de juré. Toru donne une performance remarquable, la salle se tord de rire ! Et pourtant, Issho le déclare indigne du titre… Pire, il le bannit à vie du monde du rakugo, ainsi que tous les autres candidats, sans aucune explication ! La carrière d’artiste de Toru est brisée, sans que personne n’en comprenne la raison… mais Akane reprend le flambeau, bien décidée à réaliser son rêve et à découvrir la vérité derrière ce scandale !
Résumé éditeur
La revanche d’Akane

Après l’expulsion de son père, Akane continue à s’entraîner en secret. Pendant six ans, elle reçoit les enseignements de Shiguma Arakawa, l’ancien maître de Toru. Un apprentissage officieux : Shiguma a juré de ne plus prendre d’élèves après le traumatisme, pourtant il fait une exception pour elle. Son but ? Comprendre pourquoi son père a été refusé lors de l’examen.
Une énergie contagieuse
Ce qui est génial dans ce manga, c’est cette énergie débordante. Akane est souriante, positive comme pas possible, et curieuse. Ces mimiques, ces faciès qu’elle sort à longueur de temps me font sourire. Il n’y a rien qu’à voir quand elle répète un passage, quand elle mange et fait la moue, quand elle écoute son père conter son rakugo. C’est prenant, c’est humain.
Le moment où elle monte sur scène pour la première fois, c’est parlant. Les jambes qui tremblent, le stress qui monte. Pourtant elle se concentre et se lance. Akane nous conte son histoire, et on voit tout. Elle joue plusieurs personnages d’un coup, change de voix, de posture. Et quand elle finit, il y a cette respiration de soulagement, ce sourire un peu bête. Akane l’a fait, et c’est sa première étape.
Autre aspect intéressant, c’est qu’elle est tout le temps en train de se remettre en question et d’apprendre. On la voit répéter des gestes, tenir son éventail, réfléchir à « comment poser sa voix », « où faire une pause ». Elle se plante et recommence. On voit l’évolution pas à pas, avec la satisfaction d’avoir réussi les choses par soi-même.



Le Rakugo : un art méconnu au centre de l’histoire

Ici, on apprend le rakugo en même temps qu’Akane. La première constatation, c’est le minimalisme. Un gars assis sur un coussin, appelé koza, un éventail et un carré de tissu. C’est tout. Pas de décor, pas de costume, pas de musique.
Pourtant, quand le conteur commence, il y a dix personnes sur scène. Le vieux grincheux, la jeune mariée, le marchand ivre, tous joués par la même personne. Le spectacle, c’est les nombreux changement de voix, de la posture, du regard. Akane nous montre ça quand elle répète : elle penche la tête, et paf ! C’est un autre personnage.
Le rakugo, c’est « histoire avec une chute ». Tout construit vers une punchline final. Dans le manga, on voit Akane rater sa chute, puis la rattraper. C’est concret, pas théorique.
Il y a des grades. Futatsume pour les débutants, Shin’uchi pour les maîtres. C’est le grade que visait le père d’Akane, celui qu’elle veut atteindre pour comprendre ce qui s’est passé. Chaque montée de grade demande des années.
C’est un art difficile. Akane a du talent, mais elle bute sur des détails techniques pendant des chapitres. Comment tenir l’éventail sans qu’il gêne le geste. Où poser la voix pour qu’elle porte. Comment interpréter l’humeur de son audience afin d’adapter son récit. Ces petites choses font la différence entre un amateur et un pro.
Mon verdict personnel

Akane Banashi est devenu une de mes lectures plaisir par excellence. Cette vibe positive qui émane de l’œuvre est addictive. L’énergie d’Akane, sa détermination à casser les codes tout en respectant la tradition, sa capacité à apprendre de chaque échec… J’aime énormément le message véhiculé.
Ce n’est pas juste un manga sur le spectacle. C’est certes un manga sur la transmission et l’apprentissage, mais sur l’écoute également : décrypter son audience, comprendre les non-dits, lire les gens.
On est ici sur un manga de niche, mais qui mérite d’être mis en avant. Vivement la suite.
Besoin d’un autre article en urgence ? Je te livre Ichi The Witch.

L’anime ne m’avais pas convaincu avec l’épisode, mais la ça me donne envie de lui relaisser une chance.