C’est dans le manga Ichi The Witch de chez Ki-oon que l’on apprend que la magie n’est pas détenue par les humains. Elle est possédée par de mystérieuses créatures appelées les Magik. Pour obtenir leurs pouvoirs, il faut réussir les épreuves qu’elles imposent. Cependant il existe une règle tacite : seules les femmes peuvent devenir sorcières.
La Sorcière Descaras, connue comme étant la « super surdouée adulée de tous », affronte celui que l’on appelle le Roi des Magik. Cependant, l’épreuve qui lui est soumise est impossible à accomplir… simplement parce qu’elle est une femme. C’est sans compter que quelque part dans les montagnes, un jeune chasseur nommé Ichi s’apprête sans le savoir à remettre en question une règle que tout le monde pensait immuable.

Titre : Ichi The Witch – Madan no Ichi
Parution : 12 Février 2026
Nombre de tome : 4 – en cours
Type : Shonen
Genre : Action – Aventure – Comédie – Fantasy
Auteurs : Osamu NISHI & Shiro USAZAKI
Editeur : Ki-oon
Un chasseur dans un monde de sorcières
Bien que le monde d’Ichi The Witch soit rempli d’êtres mystérieux capables de manipuler la magie, celui qui attire le plus notre attention n’est pas une sorcière, mais un jeune chasseur isolé : Ichi. Abandonné très jeune dans la montagne, il a appris seul à survivre. Une seule règle semble guider sa manière de vivre : la mort pour la mort.
Pour le garçon, retirer une vie n’est jamais un acte gratuit. On tue pour survivre, pour se nourrir ou pour se protéger, mais jamais pour le plaisir. Pourtant, cette tension qui apparaît lorsqu’un affrontement oppose deux êtres prêts à risquer leur vie le fascine.
C’est cette façon de penser qui rendra sa rencontre avec la magie si particulière.
Les sorcières voient les Majik comme des êtres à dompter et des épreuves à surmonter pour obtenir leur magie. Ichi les approche avec une logique bien différente, guidée par son instinct de chasseur. A la suite de sa rencontre avec Uroro, le Roi des Majik, la vie d’Ichi prend alors un tournant inattendu. C’est en relevant son épreuve sans même en saisir toute la portée, qu’il hérite de ses pouvoirs et devient le premier sorcier de ce monde.
Maintenant qu’il possède une force qu’aucun homme n’aurait dû obtenir, une question reste ouverte : Ichi va t’il réussir à se créer une place dans ce milieu restreint. Peut-être qu’il continuera simplement à le parcourir comme un chasseur à la recherche d’une proie toujours plus dangereuse.
Une direction artistique marquante

L’univers d’Ichi The Witch semble rarement immobile. Les Magik provoquent des catastrophes, les sorcières doivent réagir, et l’impression que tout continue d’avancer existe même lorsque rien n’est directement montré.
Cette sensation de mouvement se retrouve aussi dans certaines planches. Le dessin ne cherche pas uniquement à représenter une action, mais à transmettre une impulsion, une direction, une vitesse.
On le ressent particulièrement ici : après avoir senti une soif de meurtre, Ichi renverse Uroro dans un geste brutal et presque instantané. Il n’y a pas vraiment de temps mort, juste l’instinct du chasseur qui réagit.
Les traits du dessin accompagnent cette attaque et donnent presque l’impression que l’action dépasse du cadre. On ressent la vitesse, mais aussi l’absence d’hésitation : il réagit par instinct.
Pourtant au travers de ce mouvement constant, certaines scènes demandent au contraire un temps d’arrêt pour être pleinement appréciées.
Ici, le dessin ralentit volontairement. Un fond noir, quelques particules semblables à des étoiles ou à des résidus de magie, une explication simple sur les fondements de ce monde… avant que cette vision ne soit brusquement remise en question.
Au centre de cette scène se trouve Ichi. Dépouillé de sa tenue de chasseur, il apparaît dans une tenue entièrement retravaillée, riche en détails jusque dans la texture de la fourrure et le dessin des plumes.
Ce n’est plus une scène pensée pour montrer la vitesse ou l’action, mais pour laisser au lecteur le temps d’observer et de comprendre qu’un changement est en train de se produire.


Au centre de tout cela se situe la magie.
Dans l’univers d’Ichi The Witch, elle provient des Majik, de mystérieuses créatures vivantes possédant chacune leurs propres capacités et leurs propres règles. Les sorts deviennent alors une extension directe de ces êtres plutôt qu’un simple pouvoir utilisé par les personnages.
Cette idée se ressent aussi dans les illustrations. Ici par exemple, le renard apparaissant derrière Ichi n’est pas uniquement un effet destiné à rendre l’action plus impressionnante : il s’agit d’un Majik de foudre qu’il a lui-même chassé.
Le résultat donne une magie qui semble vivante, presque indépendante, avec une présence qui dépasse le simple rôle d’attaque ou de décor. Les formes, les particules et les effets prennent alors une identité propre et participent autant à la scène que les personnages eux-mêmes.
Mon avis en tant que lecteur

Le synopsis était intriguant. Il proposait quelque chose que je n’avais encore jamais pu lire dans un manga. Je dois reconnaitre que c’est surtout ça qui m’a poussé à acheter le tome 1 au départ.
Pourtant, même si j’ai trouvé ce que je cherchais dans Ichi The Witch, ce n’est pas ce qui m’a donné envie de continuer.
Ce qui m’a surtout accroché dans ce manga, c’est l’approche de la magie, que j’ai trouvée radicalement différente de ce qui est proposé ailleurs. Ce n’est pas simplement une question de combats ou une tentative de rendre la magie philosophique : elle est personnifiée.
Les Majik ne sont pas de simples pouvoirs que l’on obtient ou que l’on apprend à maîtriser. Ce sont des entités qui imposent leurs propres défis, et ce n’est qu’une fois ces épreuves accomplies que leur magie peut être utilisée.
C’est probablement cette idée qui m’a donné envie de poursuivre l’œuvre et de découvrir jusqu’où ce système peut aller.
Si tu souhaites un article plus doux, fonce lire Frieren.

J’adore cette article ca me donne envie de relire Ichi the with, pourtant je l’ai deja lu
belle découverte cette année trop hâte de la suite a chaque fois j’engloutis les tome quand ils sortent *-*